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Les projets de la liste - La Baronne - III

La BaronnE - III : La Construction

Le train :

Il est réalisé en balsa 20/10 travers, collé entre deux couches de balsa 10/10 droit.
C’est un pliage simple de CAP 20/10.
Renforcer, quand même, le train, dessous, avec de la FDV 25 g/m² collée à la colle blanche et sur l’extrémité dessus pour éviter le délaminage et résister aux chocs.

Le train, démontable, est fixé sous le fuselage par 3 vis de nylon de 3 mm (au début directement taraudée dans le bois avec une vis acier, puis après le premier arrachage, avec un insert), en cas de choc violent ça casse.

La béquille arrière est en rotin, bambou ou tout matériaux souple et rigide à la fois. Evitez la CAP !

L'installation radio :

L’installation radio est des plus simple, les servos sont collés avec du double face ou de la UHU por sur l’intérieur des flancs (évitez les solvants de la colle contact néoprène car le balsa reste poreux, préférez UHU por), la commande en CAP 8/10 étant, d’un côté, fixée au guignol par une baïonnette à 90° et, de l’autre par un domino 1 mm, serti sur le bras du servo (ou l’inverse). Ces servos sont choisis dans la classe 10 g.
Celui de la direction, est placé par l’extérieur près de la dérive sur le dessus et celui de la profondeur est collé sur le côté et sous le stab.

On peut aussi réaliser des câbles aller/retour pour la direction.

Ce peuvent être des câbles d’acier tressé (pêche ou VCC) sertis dans des petits tubes et collés à la cyano, fixés d’un côté au palonnier et de l’autre à des chapes réglable ou vice versa mais aussi de fils de Kevlar (pêche), simplement noués et collés.

Le récepteur miniature (8/10 g), 4 ou 5 voies, est fixé par un élastique sur un intercalaire en bois fixé au fuselage.

Les guignols sont découpés dans de la plaque époxy 8/10 (circuit imprimé 10/10 sans le cuivre) et collés dans une fente. On peut aussi utiliser du CTP fin 8/10.

La tige de commande est droite et courte et peut être en CAP 8/10 avec un pliage à angle droit d’un côté, jonc carbone de 10/10 ou FDV de 2 mm mais avec une chape nylon.
Les charnières étaient l’un de nos soucis, car nous n’aimions pas percer les ailes et les gouvernes.

La solution a été trouvé grâce à un petit tube PVC 2 mm x 1 (ça fonctionne aussi en 3 x 2 mm avec un axe en tube de 2 nylon (gaine Kavan) pour ne pas garder de contacts ABS/ABS) coupé en bouts de 3 à 4 cm, emmanchés sur une CAP 8/10 et collés 1 sur 2, de part et d’autre des gouvernes (façon charnière piano et en veillant bien à ne pas coller la CAP).

Le mieux est de procéder en 2 fois et d’abord par points, pour former une charnière propre, très libre et sans espace. Après supplément de collage en congé et en ayant retiré au préalable la CAP de guidage, elle est remplacée par un simple fil de pêche 8/10 en nylon, plus léger mais très résistant.

Le truc, réaliser avant collage, une rainure de 5/10 environ, avec l’outil que voudrez (j’emploie une mini lime avec une cale) pour positionner et coller les tubes, utilisez la bonne colle, pour nous c’est la Zap, l’époxy ne tient pas sur le PVC. C’est élégant, facile et efficace.

Les tubes ABS extrudés se trouvent dans les bonnes maisons de modèles réduits. (www.Batmodeslime.com par exemple)

L’entoilage se fait au papier Modelspan fin 12 g/m²) et de couleur (colle blanche diluée à 50%), mais on peut, en plus, entoiler film si vous privilégiez la résistance plutôt que le poids.

Le stab :

Comme la dérive il est simplement découpé en Depron 6 mm, bordé de balsa tendre 6 x 3, y compris le volet, puis poncé suivant le profil. Les charnières, comme pour la dérive, sont en tube de 2 ou 3 mm et ne laissent pas de jour entre le volet et le plan fixe. Il ne faut pas avoir peur d’amincir le volet…

Le profil:

Notre profil, maison, est sans prétention mais, donne de bons résultats.
L’air est constant, la porosité du papier n’a rien à voir avec l’alu poli d’un avion grandeur.
Nous pensons, et apparemment cela fonctionne, que l’importance, relative, du tracé varie sensiblement avec l’échelle, la masse et l’état de surface considéré. L’air, ne peut épouser de façon identique un avion grandeur et un petit modèle de masse limitée.

Pour ne pas vous ennuyer avec des calculs dont je suis incapable, ni de théories fumeuses sur le sujet, je me contente d’une progression empirique, lente, limitée mais semble t il efficace pour notre application.
Si l’on se réfère aux catalogues de profil connus, on peut facilement les trier en fonction de leurs caractéristiques pour un type de vol choisi et en retenir certains.

Comme ces profils sont faits pour une taille (et un nombre de Reynolds) plus conséquent, la transposition au modèle réduit va souffrir de la différence de taille. (Cas des maquettes)
Les modèles sont souvent défavorisés proportionnellement par la masse et l’efficacité du profil.

C’est comme ça que l’on peut voir un gros modèle réduit, maquette, se poser comme un pavé sans aucun réalisme.
Sans épiloguer sur le sujet, nous en avons tiré quelques remarques, mises en application sur cet avion.
En réduisant l’échelle proportionnellement, le profil ne peut être conservé pas plus que la charge alaire considérée.
Ainsi, plus la corde est faible, plus l’épaisseur relative doit être diminuée ainsi que la charge alaire puisque le profil devient moins porteur. Les limites sont celles de la technologie et du but à atteindre. Ainsi on peut conserver, voire améliorer, certaines caractéristiques. En « indoor » on utilise en raison du faible poids, de la vitesse, et de la puissance du moteur, des profils plats, peu porteurs mais générateurs de traînée pour freiner un modèle sur motorisé.

La courbure du (ou des) profil choisi peut être conservée (combinée) de façon empirique avec de multiples essais au fil des modèles.
La courbure du tiers avant semble prépondérante, le nez du profil aussi, ajoutons l’épaisseur relative et la charge alaire et nous nous retrouvons avec le profil de la BaronnE.

L’état de surface doit avoir son importance mais nous n’arrivons pas à le visualiser. Des ailes différentes seraient nécessaires, ce sera pour une autre fois…

Les ailes :

Celles-ci se construisent sur un petit chantier en CTP ou Latté, on prépare d’abord l’intrados en collant une baguette horizontale de 5 x 3 sur le Depron côté BA puis une de 2 x 6 formant une buttée perpendiculaire pour les nervures, qui sera poncée ensuite suivant la pente.

Dès lors on construit, directement sur la plaque 3 mm d’intrados en plaçant le longeron avec ses renforts puis les demi nervures en balsa 15/10 sans aucune encoche, excepté pour le passage des fils qui sont guidés par des pailles (à la foi légères et commodes).

Les pailles n’étant pas assez longue, on utilise deux pailles raccordées entre elles, par un morceau de paille coupé en long et en biseau pour pouvoir agrandir le diamètre et serrer les deux pailles bien en ligne. C’est très facile à faire.
Pensez à renforcer par du balsa 10/10 la sortie des fils de servos rallongés.

Les servos, à ce stade, sont installés sur leur support en balsa 30/10b (idem Depron) alors que deux appuis de 20/10 seront collés sur le Depron pour y fixer la platine support de servo (seulement lorsque vous enlèverez l’aile du chantier pour pouvoir visser les bras de commande) avec du double face, 4 petits points de Zap ou 4 petites vis, prévoyez plutôt alors des supports en bois dur.

La nervure, renfort d’emplanture, est en contre collé Depron balsa (Depron 3 mm et une couche de balsa 10/10) et serviront à raccorder les ailes, après ponçage à l’angle, bout à bout.
Cela donne une meilleure surface de collage, répartissant mieux les efforts supportés par la FDV.

La dernière nervure, N5, est plus grande pour former le saumon incliné typique du modèle.

Ce saumon sera rapporté, un fois l’aile terminée.

Les longerons sont de simples baguettes de balsa 30/10, renforcées sur 1/3 de la longueur, côté emplanture, par du bois dur 5 à 8/10. Ils sont pré coupées à l’angle du dièdre et collés en place sur l’intrados en Depron avec les demies nervure ajustée à l’avant et à l’arrière par ponçage.

Tout ceci étant en place, on ponce soigneusement le BA et le BF dans la continuité de la nervure en s’aidant du bord du chantier pour incliner la poncette. Placer ensuite le BF légèrement débordant pour coller la plaque de Depron d’extrados. Utilisez la Zap ou de la colle blanche ce qui est beaucoup plus long (1à 2 jours avant de l’enlever du chantier).

Attention pour courber le Depron, dépolir la face externe avec du gros papier de verre (sur une poncette et deux rails en CAP 3 mm mais, surtout, avec de l’abrasif assez gros, 60 à 80 environ).

L’avant est maintenu par un CTP vissé, l’arrière par des poids harmonieusement répartis ou des presses, ou encore les deux.
L’extrados sec, on coupe le BF à la côte pour y coller une baguette balsa 3 x 3 légère avant ponçage du profil.
Le BA est constitué par une simple baguette balsa 8 x 3 rapporté devant, après surfaçage, et poncée à la forme du profil.

Attention : Sur le profil d’aile, comme le 1/3 avant semble prépondérant, soignez tout particulièrement ce tracé en vous aidant d’un gabarit mince (carton ou CTP) pour garantir la continuité de la forme.

Les deux ailes (la première nervure étant plus épaisse) sont seulement surfacées à l’angle du dièdre, (34 à 40 mm en bout d’une aile, l’autre restant à plat) puis collées bout à bout à la Zap.

Ce raccord central est renforcé par deux bandes de tissu de verre 25 g/m² (ou 22 g SIG USA), légèrement plus larges que le fuselage, collées extrados/intrados à la colle blanche (vinylique à bois), de préférence en biseau (les efforts sont mieux répartis), c’est simple, peux coûteux et efficace.

Cela protège aussi efficacement des élastiques.
On pourra doubler celle du dessous par une plus petite

Les saumons, sont seulement découpés dans du balsa 100 ou 120/10, très tendre, et poncés en place.

Les ailerons sont découpés, l’aile une fois terminée, en retirant 4 mm sur la séparation dans la largeur pour y placer les renforts balsa 10/10 ainsi que les 2 mm des tubes PVC de charnières qui sont identiques aux empennages.

Ne pas oublier l’angle du volet, nécessaire pour braquer l’aileron vers le bas.
En plus l’aileron est fixé sur le haut pour qu’il se lève plus qu’il ne se baisse, en raison du lacet inverse, engendré par l’augmentation de surface frontale de l’aile dont l’aileron se baisse.

L’extrémité du volet sans nervure est renforcée par du balsa 10/10. Les guignols sont également découpés dans de la plaque époxy 8/10 et collés avec un renfort (interne) de balsa 10/10.

La tige de commande, courte, est réalisée en CAP 8 ou 10/10 pliée en baïonnette à 90° d’un côté et maintenue par un petit domino de 1mm de l’autre (au choix), moi je préfère régler côté aileron.
Prévoir 10/10 de jeu environ aux extrémités des ailerons, après pose du balsa 10/10 en raison de l’entoilage.

Une sage précaution, optionnelle, est de prévoir des cloisons d’intrados (découpées dans du CTP 4 ou 5/10) préconisées par Michel Cuevas, et qui semblent augmenter artificiellement l’allongement apparent en calmant le modèle aux ailerons (conseillé aux débutants).

Le saumon est alors rapporté sur du balsa 10/10 donnant le jeu nécessaire avec la cloison collée dessus.

La finition, comme pour le fuselage, dépend de vos goûts personnels, marouflage papier, Solar, déco directe sur le Depron, c’est plus une question de temps et de poids.

Le vol :

C’est le but je crois.

1 - Je vérifie le centrage en posant l’avion, qui doit être en équilibre avant, posé sur l’emplanture de l’aile et sur deux morceaux de CTP 20/10 (je me suis fait un support en forme de U) en repérant l’emplacement (à peu près au longeron) pour vérifier régulièrement. Je corrige, si possible sans lest, en déplaçant la batterie, le récepteur et le contrôleur, éventuellement en avançant le moteur (platine support en CTP) mais de préférence sans plomb.

Rappelez vous que 1 g à l’arrière correspond approximativement à 5 g à l’avant, c’est très important !

2 – Je vérifie le sens des gouvernes (50% des crashs) et leur débattement. Le fonctionnement et la portée, au sol, de la radio antenne rentrée (50/70 m)
Accessoirement la conso maxi au sol sans moteur, de la radio et des servos. Dans mon cas 500 mA.
Attention, un servo qui peine augmente, de beaucoup, sa consommation ; des gouvernes trop importantes, trop dures, de forts débattements, aussi !

3 – Vérifiez le sens du vent, si possible dans l’axe et vous, pas seul, surtout pour le premier vol. Faites vous aider.

Une fois l’avion réglé, le taxiage est possible avec la roulette traînée s’il n’y a pas trop de vent et si l’herbe n’est pas trop haute. Sur piste en dur, c’est un régal.

Le décollage est très court, suivant la puissance et actuellement nous pourrions décoller à la verticale.
Pour garder une pente de montée correcte, on a besoin de s’appliquer… Il est nécessaire de mettre les gaz progressivement, sans hâte, sinon l’avion bondit vers le ciel.

Le vol, hors voltige, s’effectue en dessous du mi gaz, ce qui assure une confortable autonomie.

Les virages sont faciles et demandent peu de correction (gaz ou profondeur). Le vol dos tient, presque sans pousser, car l’avion dixit Patrick L. est très sain.

Les tonneaux restent relativement lents, mais sur le plan, définitif, pour ne pas augmenter les débattements (-10 +15 environ) nous avons préféré augmenter un peu leur surface.
Surtout avec les cloisons d’intrados qui ont tendance à calmer un peu le jeu.

Les loopings en série, même inversés sont une formalité, plus qu’à travailler la forme, l’axe, l’entrée et la sortie, mais là, l’avion n’y peut rien.

Pour les autres figures (immelmann, renversements, retournements, huit, etc.), tout semble passer. Même la vrille et les déclenchés.

L’avion ne refuse pas le décrochage à plat, descend légèrement, c’est tout !

Au moteur, en montée, la puissance est telle que ça monte…

L’avion, une fois trimmé, équilibré, réglé est un régal, docile et complaisant. L’essayer c’est l’adopter.

Partie 1 : présentationTélécharger les plansPartie II : Le fuselage



C Chauzit


Date de création : 20/02/2007 @ 01:56
Dernière modification : 20/02/2007 @ 22:33
Catégorie : Les projets de la liste
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